• Charles Dessaint et Fleurimond long-minton

    C'est en 1935 à Doullens que Charles Dessaint créa Fleurimond long-minton, personnage aujourd'hui célèbre dans le département de la Somme.

    A travers on héros auquel il s'identifiait volontiers, l'auteur de nombreux contes en patois picard, alors rédacteur du Petit Doullennais, allait pouvoir donner libre cours à son humour narquois afin de décrire avec bonheur le bons sens et la malice des paysans picards.

     

    Charles Dessaint et Fleurimond long-minton

     

    Charles  Dessaint, né à Doullens, rue Marjolaine, le 4 janvier 1874, commença ses études à l’Institution de M.Liébert, à Doullens. Sa famille étant allée demeurer à Mézerolles, pays d’origine de sa mère, il devint un remarquable élève de l’école de ce petit village et fit de rapides progrès sous la direction dévouée d’un maître excellent, M. Bernard, à qui son ancien élève garda une profonde reconnaissance.
    Après un sérieux apprentissage à Amiens et 3 années de service militaire au 72e R. I., il se trouve, bien jeune, à la tête de l’Imprimerie du “Petit Doullennais ”, laquelle prit bientôt un rapide essor.
    En 1913, il transféra ses ateliers à l’angle du Boulevard de l’Ouest et la rue des Sœurs-Grises dans des locaux vastes et bien aménagés. En 1914, au début de la guerre, sous-officier au 128e R. I., il connut pendant quelque temps les horreurs du front, puis fut affecté aux services de l’arrière auxquels lui donnaient droit et sa classe et sa situation de famille.
    Après guerre, il réinstalle son imprimerie et exécute alors un prodigieux rétablissement. Charles Dessaint n’a pas échappé à la critique, mais, qui en est exempt dans sa vie ? L’arrivée d’un gendre complète cette prestigieuse transformation. De nouvelles machines prennent place dans de nouvelles constructions et développent l’activité d’un nombreux et zélé personnel.
    Charles Dessaint était un joyeux Gaulois, ayant la répartie facile et prompte, souvent ironique, assaisonnée de poivre. La langue française n’avait pour lui aucun secret pas plus, d’ailleurs, que le patois de nos ancêtres.
    A diverses reprises il s’essaya avec succès dans les compositions théâtrales : qui ne se souvient de cette pièce : N’en écrivez jamais? où il fustigeait de main de maître de ceux et celles qui ont la manie d’envoyer des lettres anonymes.
    Egalement doté du sens artistique, il excellait dans la reproduction des objets les plus familiers avec des dédicaces d’une particulière saveur. Pendant plus d’un demi-siècle, Charles Dessaint a honoré la corporation des imprimeurs par son esprit d’initiative et son travail.
     

    Fleurimond une idée de géant...
    Après avoir publié dès 1935 dans le “Petit Doullennais ” une série de contes en patois où il mettait en scène quatre vieux compères forts malicieux dont le fameux Logomme, alias Fleurimond long-minton, il fit construire pour une fête ce personnage haut de 6 mètres qui connut rapidement un franc succès à l’instar des géants des grandes villes du Nord. Il a par cet acte créé la figure emblématique du Doullennais, mais aussi, à travers ses contes, il a élevé un monument à la gloire du patois picard.
    Charles Dessaint, aussi gai que d’ordinaire était attablé en compagnie de ses amis dans un café de Doullens quand soudain il baissa la tête, c’était le 16 février 1941, un dimanche vers 6 heures le soir, il n’avait pu achever son dernier conte...

     

    Pour commander les Contes ed'Fleurimond long-minton...

     

    « Cidre de fermeJean-Baptiste Lamarck, le mariage de la Nature et de la Science »

  • Commentaires

    1
    Michel SEVIN
    Samedi 15 Février 2014 à 09:15

    Le gendre évoqué dans cette rétrospective était mon père Henri Sévin. Mon grand-père disait de lui: "le meilleur de mes fils"

    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :




    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :