
Après le bombardement de mai 1940, rares sont les vieilles maisons d'Abbeville encore debout.
Jean Razard est un Abbevillois du quartier Saint-Gilles, qui habitait en 1940 chez ses parents à Mareuil-Caubert. Le 20 mai de cette année-là, il faisait un temps superbe. Le garçon était âgé d’un peu plus de six ans. Il avait peur des avions et de leurs sirènes hurlantes. Il était couché à plat-ventre à côté de son père, en haut de la rue du Vallon. De là-haut, ils ont vu et entendu le bombardement d’Abbeville en plusieurs vagues successives, par les avions allemands, et les panaches de fumée qui s’élevaient au-dessus de la ville. L’ordre d’évacuation ayant été donné le soir même, ils sont allés se coucher dans le bois de Mareuil, où ils ont été piqués par des moustiques.
Extrait d'un témoignage recueillit par Gérard Devismes
Extrait du volume 2 :
HISTOIRE AU PAYS DE SOMME