
L’Eglise Saint-Germain qui appartient au gothique flamboyant, beaux vitraux, et Saint-Leu aussi du XVe siècle ; Saint-Remy, en reconstruction, renfermant le tombeau en marbre de Nicolas de Lannoy et de sa femme orné de leurs statues, de 1632, par Blasset, va être remplacée par une belle église gothique, de M. Déleforterie, rappelant Saint-Epvre, de Nancy ; une charmante église avec dôme et clocher, consacrée au Sacré-Cœur, près de la gare, de M. Douillet ; celles nouvelles de Sainte-Anne, Saint-Martin, Saint-Honoré et Saint-Pierre, en dehors de l’enceinte et des boulevards. A l’église de St-Acheul (1752) statues vénérées de N.-D. des 7 douleurs et de Saint Joseph ; au chœur belle gloire de Cressent caveau construit à l’endroit où fut trouvé le corps de saint Firmin, sarcophages et bas-reliefs.
Hôtel-de-Ville, de 1600 à 1760, et refait entièrement dans sa façade au midi et ses bas-côtés par l’architecte Leullier ; c’est dans la partie conservée que se trouve la grande salle où fut signée la paix d’Amiens.
Logis du Roi, reste du donjon d’un hôtel, construit par François Ier, pour y rester lors de ses passages à Amiens et qui devint la demeure du gouverneur de la province, et où séjournèrent plusieurs rois et reines.
Beffroi, en face de l’Hôtel-de-Ville, près du nouvel hôtel des postes, reconstruit sur sa base ancienne remontant au XIVe siècle, après deux incendies arrivés en 1562 et 1742 ; sa grosse cloche pèse 11 000 kilos.
Palais de Justice neuf, l’un des rares en France contenant tous les services judiciaires ; construit par les architectes Herbaut et DauIlé sur l’emplacement de l’église des Célestins et plus anciennement d’une porte de la ville, près de laquelle en passant à côté d’un pauvre presque nu, une plaque rappelle où « en l’an trois cents ajoutez trente-sept, Saint-Martin chy divisa son mantel. »
Théâtre avec façade à sujets allégoriques du XIIIe siècle sculptés par Carpentier, œuvre de l’architecte Rousseau, tous deux d’Amiens.
Hôtel-Dieu, dont partie du XVIe siècle dans la vieille cité, se reconstruit et s’agrandit peu à peu, ainsi que ses dépendances, les hospices Saint-Charles et des Incurables, dans la haute ville sur les boulevards, grâce aux dons et legs de généreux bienfaiteurs de St-Céran, Duvauchel.
Hospice des Aveugles fondé avec le legs de M. de Beauvillé, à l’extrémité du nouveau boulevard portant ce nom et créé avec ses fonds.
Maison d’aliénés sur la route de Dury, l’un des plus vastes établissements de ce genre, construit récemment par l’architecte Riquier.
Maison de travail et de prêt de linge aux pauvres, du nom de son fondateur M. Cozette, qui légua sa fortune à la ville sous cette condition.
Citadelle à 5 bastions, bâtie à la fin du XVIe siècle ; casernes nouvelles dans l’intérieur ; vieille porte Montrécu (Mon. Hist.), de l’époque de François Ier, avec sa salamandre et son chiffre.
Musée de Picardie, 1854-1864 ; un des plus beaux de province, conçu et exécuté par la Société des Antiquaires, sur les plans des architectes Parent et Diette, sous l’active et persévérante direction de M. Ch. Dufour au moyen de loteries et de la protection spéciale de l’empereur Napoléon III, contient de belles et grandes compositions de Puvis de Chavannes et plusieurs tableaux prêtés par le Musée du Louvre, au milieu de nombreux autres offerts par des artistes et des donateurs, et d’une belle collection d’antiquités, de statues, de médailles et de curiosités.
Bibliothèque municipale d’au moins 80 000 volumes et 572 manuscrits, avec statues et bustes de célébrités picardes. Par suite d’un don récent de M. Aug. Janvier, elle s’agrandit de 2 ailes de bâtiment. Dans le jardin on a élevé en 1897 un monument à M. Frédéric Petit, 1836-1895, maire d’Amiens, décédé en charge ; œuvre remarquable, en marbre, de Albert Roze, sculpteur amiénois, digne successeur de Blasset.
Société industrielle avec de nombreux cours professionnels et autres ; écoles d’apprentissage, conférences, musée et collections.
Cirque municipal, l’un des plus riches et des mieux compris qui existe, œuvre de Riquier, au centre des boulevards, contenant 3 000 places.
Statues de Pierre-l’Hermite, de Lhomond, Gresset, et Monument des illustrations picardes, représentant la Statuaire assise, entourée des célébrités de la province, statues, bustes et médaillons ; le tout de M. G. de Forceville, artiste amateur de talent et généreux donateur.
Statue en bronze très remarquable, de Ducange (1610-1688), par Caudron, au centre du joli square Saint-Denis, à l’entrée de la ville.
Horloge en fer forgé très ornementé, de Riquier, avec statue en bronze sur le piedestal de Roze, legs de M. Dewailly, ancien maire.
Jardin des plantes et muséum d’histoire naturelle.
Jardin et hall de la Société d’horticulture de Picardie, rue Lenôtre, 60.
Entrepôts, Magasins généraux près la gare des marchandises.
Lycée de garçons, dans l’ancienne abbaye des Prémontrés, fort agrandi depuis peu, et où l’on a placé dans la cour d’entrée la statue de Lhomond.
Ecole Normale nouvelle, à Saint-Acheul, en face l’ancien collège des Jésuites, fermé en 1828, et le boulevard extérieur qui contourne la ville.
Lycée et Ecole Normale de jeunes filles, construits dernièrement.
Grand séminaire, bibliothèque de 12 000 volumes.
Vastes casernes élevées depuis la guerre, à l’extrémité Ouest du boulevard extérieur, créé alors et desservant la ville au midi.
Magnifique cimetière accidenté et boisé de la Madeleine, à l’extrémité du faubourg Saint-Maurice, quartier de teinturiers.
Amiens possède des sources ferrugineuses, tant en ville, rue des Huchers, qu’au Petit St-Jean et des vieilles maisons des XIIIe, XVe, XVIe siècles.
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