1916, L'offensive de la Somme -
La Bataille de la Somme fut une abominable « foire de guerre » où quelques généraux ont dépensé plus d’un million de vies humaines (contre vingt-cinq villages en ruines...)
Nombreux sont les textes qui racontent pourquoi et comment cela fut possible. Écrits par des soldats de tous grades, par des journalistes de tous pays, par des historiens aguerris, ils sont, avec les photos, les rares films et les dessins, les traces indélébiles de ce que l’homme mécanique sait faire quand il devient un animal blessé.
Parmi ces textes souvent étincelants, s’il en est beaucoup qui bouleversent, c’est probablement parce que seuls les mots peuvent alors véritablement compter, conter et recompter ; tant de morts, tant de souffrances, tant d’horreurs, tant de larmes, tant de désespoir... et finalement affirmer, longtemps plus tard, que le compte n’y est pas, que le crédit n’est pas encore soldé, qu’il ne le sera jamais.
Biographie, carnets de guerre et poèmes 1914-1916 d'Alan Seeger -
Alan Seeger, poète et légionnaire américain mort pour la France le 4 juillet 1916.
Traduit de l'anglais par Bernard Léguillier (professeur d’Anglais à Péronne).
Doté d’une sensibilité extrême, il était logique qu’Alan Seeger eût un destin d’exception mais hélas, tragique...
Fils d’une vieille famille de Nouvelle Angleterre, il naît près de New York en 1888. Après un séjour inoubliable de deux ans à Mexico où il rencontre l’Ancien Monde, il étudie à Harvard puis, en 1912, part pour la vieille Europe dont le romantisme l’attire. Il séjourne surtout à Paris qu’il compare à Samarcande et y écrit son premier recueil de vers "Juvenilia".
C’est alors que l’Europe bascule dans la guerre en 1914. Il s’engage aussitôt dans la légion étrangère.
Après la Champagne, l’Aisne, il meurt au combat dans la Somme, à Belloy-en-Santerre, ironie du Destin, le 4 juillet 1916, jour anniversaire de l’Indépendance des Etats-Unis...
Il nous laisse ses carnets de guerre, témoignage inoubliable, qui révèlent son excellente vision stratégique du conflit et ses poèmes de guerre...
« If it must be, let it come in the heat of action.Why flinch ? It is by far the noblest form in which death can come. It is in a sense, almost a privilege... »
« Si cela doit arriver, que cela soit au plus fort de l’action. Pourquoi fléchir ? C’est de loin la mort la plus noble. C’est, en un sens, presque un privilège... » - Letter, 22 May 1915 - Alan Seeger .
La bataille de la Somme : Juillet 1916 - Mars 1917 -
Cet ouvrage décrit dans le détail les préparatifs, le déroulement et le bilan de cette horrible bataille qui, entre le 1er juillet et le 18 novembre 1916, pour la conquête de 25 villages, fit plus de 1 100 000 morts.
Ecrit par un contemporain de la Grande Guerre qui habitait la Somme, ce texte, terriblement technique et violent, où transparaît la fougue patriotique de l’époque, ne laisse pas le lecteur indemne.
Jean-Louis Rambour n'écrit pas comme tout le monde des poèmes simples. Il a toujours un angle d'attaque à lui, bien personnel.
Théo, c'est le prénom de son grand-père, mort en 1916, à 33 ans. Ce long poème poignant d'un bout à l'autre, par la colère rentrée, le ton grinçant, l'ironie enchâssée de tendresse, fait comme un pont de chair entre le début et la fin du siècle, entre Théo et Jean-Louis, et Jean-Louis et son fils François. Jean-Louis va en quête du grand-père inconnu : un médaillon retrouvé parmi 60 cartons comme par un archéologue, une photo, quelques papiers officiels, une lettre ou deux, un souvenir en redite, une tombe anonyme. Et cette révolte du poète qui court, qui couve, qui gronde sans jamais exploser et qui fait mal comme un éclat d'obus dans notre tête de nanti du troisième millénaire, spectateur des autres guerres sur CNN.
Un livre émouvant, terrible. La guerre préférée de Brassens, cette boucherie qui nous fait toujours dresser les cheveux, et Théo, le bûcheron abattu parmi le million et demi de morts, comme le symbole du sacrifice.
Un livre bouleversant. Jean-Louis Rambour n'écrit pas comme tout le monde des poèmes simples. - Jacques Morin.
Théo a fait l'objet de nombreuses lectures publiques en France et en Belgique et d'une adaptation théâtrale.
D'autres titres présentés dans les prochaines semaines...