
On célébrait très rarement un mariage en mai, le mois de la Vierge, car le risque de vengeance ou de séparation était craint par les familles.
Les femmes du Santerre se querellaient parfois afin d’obtenir le droit d’orner la porte de la demeure de la mariée.
Dans les environs de Chauny, on surveillait attentivement la mariée avant son arrivée à l’église, si elle venait à disparaître on attrapait son futur pour le faire défiler, installé à l’envers sur le dos d’un âne.
Au XVIIIe siècle, le rouge était la couleur dominante dans la tenue de la mariée.
Le “ treizin ” était un usage assez répandu : des treize pièces que lui avait donné le mari, en certains lieux le prêtre en donnait trois à la mariée qui les tenait dans sa main durant tout l’office, ceci afin de point manquer d’argent dans sa vie.
Au XVIIIe siècle, les jeunes époux défilent en tenant chacun le coin d’un mouchoir.
Dans le Vimeu, les mariés ne mangeaient qu’après avoir servi les invités. En certains lieux, ils devaient rester debout.
Si l’époux ne parvenait pas à racheter la chaussure dérobée à la mariée par un jeune homme, l’acquéreur avait la faveur de pouvoir l’embrasser.
Parmi les épreuves réservées à la mariée après le repas de noce, il arrivait qu’on demande à celle-ci de maintenir le pied d’un cheval tandis qu’un homme tapait au marteau sur les clous de la ferrure, et parfois, quelques intrépides fouettaient même l’animal pour lui faciliter la tâche !
Après avoir été longtemps retenus par l’assemblée, les jeunes mariés trouvaient souvent quelques surprises dans leur lit, orties, feuilles de houx, poil à gratter... et quand leurs draps n’étaient pas cousus, ils constataient rapidement qu’un grelot était fixé au sommier. Puis, au milieu de la nuit, une “ délégation ” leur apportait une soupe à l’oignon fort poivrée où, quelques biscuits trempés dans un bol de vin blanc, ou dans un pot de chambre. Le lendemain, c’est avec un verre de vin chaud qu’on accueillait la nouvelle épouse.
A Amiens, avant de boire le “ chaudeau” où la “ trempette ”, les jeunes mariés devaient danser en chemise sur des pois répandus sur le sol.
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