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Le jardin de l'instituteur par Jules Bidault

Jules Bidault était Inspecteur de l’instruction primaire à Gannat (03).

Publié en 1864, cet ouvrage, dont le titre original était « L’horticulture dans les écoles primaires », avait vocation à servir pour la direction des jardins ruraux et à propager le goût de l’agriculture et de l’horticulture auprès des instituteurs et de leurs élèves.

"Le terrain qu’on annexe aux maisons d’école est destiné à devenir surtout un jardin potager-fruitier. L’instituteur doit d’abord préférer l’utile à l’agréable. Il cultivera des légumes pour la consommation de son ménage et il élèvera des arbres fruitiers pour se servir de leurs produits et pour démontrer aux populations au milieu desquelles il vit les avantages qu’on recueille en faisant de bons choix dans les espèces fruitières et en dirigeant avec soin et intelligence les arbres qu’on plante dans son jardin. L’horticulture ainsi pratiquée comprend deux divisions principales : la culture maraîchère et l’arboriculture."

 

Cuisine & Jardins

  LE JARDIN DE L'INSTITUTEUR

  Jules Bidault

  14.8 x 21 cm - 148 pages - Illustrations

 Pour en savoir plus sur ce livre...

 

 

 

 Extrait :

2° POIRIERS EN PYRAMIDE. — Les arbres soumis à cette forme se composent d’une tige verticale garnie depuis le sommet jusqu’à 0 m 30 du sol de branches latérales dont la longueur croît à mesure qu’elles se rapprochent du sol ou de la base de l’arbre. Ces branches doivent naître de façon qu’il existe un intervalle de 0 m 30 entre chacune de celles qui se recouvrent immédiatement, en suivant la même direction, afin que l’air et la lumière puissent pénétrer entre elles. Elles doivent être sans bifurcations et n’être garnies du sommet à la base que de rameaux à fruit. Enfin elles formeront avec l’horizon un angle de 25 degrés au plus. En général, on fait en sorte que le plus grand diamètre de la pyramide égale le tiers de la hauteur totale de l’arbre. Cette proportion est nécessaire pour que l’équilibre de la végétation soit plus facilement maintenu entre les diverses parties de l’arbre. Si on donnait un diamètre moindre que le tiers indiqué, les branches intérieures, moitié moins longues et pourvues de moitié moins de feuilles, n’auront plus la force de contre-balancer la tendance de la sève vers le sommet de l’arbre, et d’en retenir une suffisante quantité à leur profit : elles deviennent de plus en plus languissantes, et finissent par périr. Si, au contraire, on augmente ce diamètre, les branches inférieures absorberont une trop grande quantité de sève au détriment du sommet. La hauteur à donner aux pyramides est proportionnée à la richesse du terrain et à la vigueur des sujets ; elle varie entre 5 et 9 mètres. On ne peut convenablement former la charpente des arbres fruitiers qu’autant qu’ils se développent vigoureusement. Les jeunes arbres récemment plantés ne présentent ce degré de vigueur qu’après avoir pris possession du sol, c’est-à-dire après avoir développé de nouvelles radicules pour remplacer celles détruites par la transplantation ; car c’est alors seulement que ces arbres peuvent puiser abondamment dans la terre les éléments nutritifs nécessaires à leur végétation. (Voir pour la conduite, la construction et la taille des poiriers en pyramides. Dubreuil, Raoul, Hardy et Lachaume.)

Le jardin de l'instituteur par Jules Bidault

Le jardin de l'instituteur par Jules Bidault

Le jardin de l'instituteur par Jules Bidault

 

 

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