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Le cheval à la ferme autrefois

1- NOTIONS PRÉLIMINAIRES
DÉFINITION. — Le cheval est un animal domestique que l’homme emploie à tirer et à porter ; qu’il monte et dont il se sert en voyage.
La femelle, s’appelle jument ; le mâle, étalon ; le petit, poulain.

IMPORTANCE DU CHEVAL. — Après le bœuf, le cheval est le plus utile de tous les animaux domestiques. C’est assurément la meilleure bête de trait ; aucun coursier n’est plus docile ni plus rapide,
et, à part le chien, aucun animal n’est plus intelligent.
 

 

Le cheval à la ferme autrefois


2- HISTOIRE NATURELLE ET RACES
LES PRINCIPAUX ORGANES. — Le cheval porte six dents incisives à la mâchoire inférieure, et six à la mâchoire supérieure.
L’estomac du cheval est peu développé ; il n’est que de 15 litres, mais ses intestins sont volumineux : ils mesurent 200 litres. Quoi qu’il en soit, à cause de l’exiguïté de son estomac, le cheval a un système digestif moins puissant que celui du bœuf et du mouton ; aussi lui faut-il une nourriture plus riche, plus substantielle, plus facile à digérer, comme les bons foins et l’avoine.

LES PRINCIPALES RACES. — Les meilleurs chevaux sont : 1° les chevaux du Midi ; par exemple, les chevaux arabes, pour la cavalerie légère ; 2° Les chevaux percherons et les chevaux boulonnais pour le labour ; 3° Les chevaux ardennais, les chevaux bretons et les chevaux normands, pour le trait léger et pour la gendarmerie.


3- LA PRODUCTION
L’ÉLEVAGE. — Dans tous les cas, il faut une prairie ou pâturage pour élever économiquement le poulain jusqu’à l’âge de six mois au moins. Lorsque le cheval a deux ans et qu’il appartient à une race de gros trait, on l’habitue peu à peu au travail, dans des terres peu compactes et peu accidentées.
La jument porte son petit pendant onze mois environ ; elle le nourrit de son lait pendant quatre à cinq mois ; mais il faut, dès le second mois, un peu d’avoine concassée au jeune poulain.
Pour se livrer avec avantage à l’élevage du cheval, on doit tout d’abord faire choix d’une race dont les aptitudes sont en rapport avec les services qu’on en attend ; on prendra donc les forts chevaux de trait pour les plaines du nord et les chevaux de selle pour les montagnes du centre et pour le midi de la France.

EMPLOI DU CHEVAL. — Le cheval est un animal docile et courageux il faut le traiter avec douceur et le bien nourrir. Il lui faut 10 à 12 litres d’avoine par jour (5 à 6 kilogrammes), cinq kilogrammes de foin et autant de paille.

Le cheval à la ferme autrefois

4- HYGIÈNE ET MALADIES
HYGIÈNE. —Le cheval est un animal sensible et assez délicat ; aussi faut-il l’installer avec soin dans l’écurie et lui tenir la peau proprement en l’étrillant, le panser un peu tous les jours et complètement tous les trois
ou quatre jours. Il n’y a rien de plus dangereux pour le cheval que les courants d’air froids. Il n’y a rien de meilleur pour lui, avec de l’avoine, qu’un peu de son et un peu de carottes. Dans les pays chauds, on remplace l’avoine par l’orge ou par le maïs. La vesce est funeste au cheval.
 

MALADIES. — Le cheval malade manque d’appétit ; il est triste, porte la tête basse et a souvent la langue sèche et le poil hérissé.
Le repos, un peu de son dans l’eau et la diète sont les premiers moyens à employer, en attendant le vétérinaire. Les principales maladies du cheval sont la colique rouge et la paralysie du train de derrière. Dans le cas de colique, le cheval frappe du pied, gratte le sol, se couche sur le dos, jette les quatre membres en l’air et se relève brusquement. A l’approche d’une attaque de paralysie, le cheval ralentit sa marche, puis se laisse tomber sans pouvoir se relever. Ces maladies sont graves et il faut toujours se hâter d’appeler le vétérinaire.

 

Extrait de :

La nature hier et aujourd'hui

  MÉMENTO D'UN PAYSAN D'AUTREFOIS


 
Henri Raquet

  14.5 x 21 cm - 166 pages

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