Header cover
Publicité

Biographie de Parmentier et de sa Parmentière

- Né le 17 août 1737 à Montdidier.
- Très tôt orphelin, de père, il est placé chez un ecclésiastique.
- Devient aide-pharmacien à Montdidier, puis pharmacien à l’armée de Hanovre.
- Goûte probablement la Pomme de Terre en 1757, lors de sa captivité en Allemagne.
- Rentre en France en 1763.
- Devient pharmacien de l’armée aux Invalides en 1766.
- Entreprend la culture et l’observation de la Pomme de Terre.
- Présente au jury du concours de l’Académie de Besançon ayant pour sujet « des substances alimentaires qui pourraient atténuer les calamités d’une disette » son mémoire nommé : « Recherche sur les végétaux nourrissants qui, dans les temps de disette, peuvent remplacer les aliments ordinaires, avec de nouvelles observations sur la culture des pommes de terre ».
- Il remporte ce concours.
- Est salué par la Faculté de médecine en ces termes : « ce travail d’un artiste instruit qui a confirmé par ses expériences un jugement qui doit être universellement adopté ».
- En 1776, il est nommé membre de l’Académie des Sciences.
- 1783, aux calomnies de la bourgeoisie qui fait la fine bouche : « le goût pâteux, l’insipidité naturelle, la qualité malsaine de cet aliment qui est flatueux et indigeste, l’on fait rejeter des maisons délicates et renvoyer au peuple dont le palais plus grossier et l’estomac plus vigoureux se satisfont de tout ce qui est capable d’apaiser sa faim » Histoire de la vie privée des Français.
Il répond : « La plante s’est tellement répandue qu’il y a des provinces où les pommes de terre sont devenues en partie la nourriture des pauvres gens ; on en voit depuis quelques années des champs entiers dans le voisinage de la capitale où elles sont si connues que tous les marchés en sont remplis et qu’elles se vendent au coin des rues, comme on y vend depuis longtemps des châtaignes ».
- Suite à la pénurie du blé de 1785, il se voit confier la direction des cultures de la pomme de terre dans la plaine des Sablons et à Grenelle. Sa grande idée est de faire garder ces plantations par la troupe le jour afin d’attirer les convoitises, et de laisser les maraudeurs œuvrer la nuit.
- Il “invente” en quelque sorte les “dîners de presse” en conviant la cour à des festins où l’on ne sert que des mets à base de pomme de terre, même le café.

Histoire “hachée” du sieur Parmentier de Montdidier

« On prépare, écrit-il, avec les pommes de terre, une boisson caféiforme ; après les avoir coupées par tranches on les fait sécher, on les rôtit ensuite dans un poêlon de terre et on les réduit aussitôt en poudre dans un moulin à café ; on en fait une décoction qu’on clarifie avec un ou deux blancs d’œuf et on y ajoute du sucre et du lait... J’aurais aimé, ajoute-t-il, que la fermentation m’eût mis à même de faire une boisson avec les pommes de terre pour contenter pleinement mes convives. »
- Face à la disette qui s’annonce, il publie en 1788 un important mémoire où il vante encore le secours de la pomme de terre face aux mauvaises moissons.
- A la Révolution, il siège quelques temps à l’Agence végétale de la commission de l’agriculture et des arts de la Convention, mais on lui reproche vite ses relations avec le roi, et il doit se réfugier à Genève; tandis que les révolutionnaires obligent les paysans à planter des pommes de terre sur un vingtième de leur terre labourable.
- Sous Napoléon, il devient premier pharmacien des Armées et membre du Conseil de Santé.
- Après avoir créé la Légion d’honneur, l’Empereur lui demande de lui fournir la liste des dix personnes les plus méritantes de sa partie. Parmentier ne figure pas sur cette liste, Napoléon lui attribue une onzième croix. Beau geste pour récompenser la valeur et la modestie de ce Picard.

Extrait de :
  

Villes & Villages MONTDIDIER ET SON CANTON
 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 
   Jules Mollet
   15 x 21 cm - 166 pages - avec cartes postales anciennes
 
 
  
 
 
Vous aimez nos lectures, abonnez-vous à notre Lettre d'infos...
 
 
Publicité
Retour à l'accueil
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :