
Deuxième épisode : Onival
La création de cette station ne remonte qu’à quelques années, cependant, le site est tellement différent de sa voisine Ault, qu’en ce court espace de temps, elle s’est couverte de villas fréquentées par un grand nombre de familles parisiennes.
La falaise n’est plus abrupte comme à Ault où elle atteint près de 100 mètres, mais au contraire s’étend depuis la route de Saint-Valery en amphithéâtre jusqu’à la mer. Là, une bande de galets d’environ 20 mètres de largeur, sert de digue en même temps que de bordure à une magnifique plage de sable fin et dur de plus de 200 mètres de large, et se profilant sur une longueur de près de 10 kilomètres jusqu’à Cayeux ; c’est même un but de promenade fréquent pour les baigneurs d’Onival. Pendant la saison, il se joue de nombreuses parties de croquet sur la portion qui fait face au pays.
Des routes très bien tracées, permettent de gravir sans fatigue la pente douce de la colline sur laquelle se trouve établi Onival, et du haut de laquelle le coup d’œil embrasse un panorama splendide.
En effet, tandis que sur la gauche se dresse la falaise qui va jusqu’à Dieppe, sur la droite se déroule une plaine verdoyante du plus bel aspect et que la baie de Somme entoure d’un filet d’argent ; on découvre aussi Cayeux, le Cap Hornu, les collines de Saint-Valery, la baie de la Somme, les dunes de Marquenterre, la forêt de Crécy, les établissements hospitaliers de Berck, et aussi lorsque le temps est clair, les collines du Boulonnais.
AULT ET SES ALENTOURS