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Vue cavalière, côté entrée, du château médiéval de Pierrefonds
Jusqu’à la fin du XIIe siècle, les donjons des places fortes sont élevés à l’endroit le mieux défendu naturellement. Le donjon est isolé du reste des fortifications, et n’a qu’un rôle passif de résistance.
A partir du XIIIe siècle, on commença à donner au donjon un rôle actif dans la défense des châteaux. Pour cela, le donjon est élevé non plus à l’endroit le mieux défendu naturellement, mais à l’endroit le plus vulnérable.
Ainsi le donjon de Coucy, construit entre 1225 et 1230, c’est-à-dire au cours de cette période, a été édifié sur le seul front qui ne comporte pas d’escarpement, c’est-à-dire le front le plus vulnérable.
Cependant, l’incorporation totale du donjon à la ligne de défense ne se fera que vers la fin du XIVe siècle. C’est ainsi qu’à Pierrefonds dont la construction a commencé peu avant 1400, le donjon est incorporé totalement à la ligne de défense.
Les deux tours rondes de ce donjon comprennent quatre étages : trois sont réservés à l’habitation et au stockage des provisions, tandis que le quatrième, couronné par un crénelage double comprend un dispositif de défense très important.
Ces deux tours étaient à peu près identiques dans leurs distributions intérieures.
Extrait de :
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Le château médiéval de Pierrefonds