• "Brouchy, paroles et sons de cloche" en souscription...

     

    A paraître en juillet...

    Brouchy, paroles et sons de cloche

    par Luc Marissal

    "Brouchy, paroles et sons de cloche" en souscription...

    Les villages sont des lieux de mémoire. Ces souvenirs qui les habitent en font des espaces de richesse. Et tel est Brouchy, petit village du cœur de la Picardie, nourri de la mémoire de ses habitants, des événements, des fêtes, des rires, des longs dimanches et des enterrements… des éclats de vie dans ses moments les plus sombres.
    Luc Marissal est parti à la chasse aux souvenirs de Brouchy. En accumulant, croisant, enrobant, cristallisant toutes ces paroles et tous ces mots, ces fragments de vies sont devenus magnifiques, drôles, émouvants, terribles. Et de ces rencontres, de ces heures à causer devant un café sont nées des histoires. De celles qui font de Brouchy un vrai lieu de mémoire collective, de racines. Ces souvenirs sont des trésors qui risquent de ne laisser que du vide quand nos anciens se seront tus. Ce sont ces petites histoires qui font l’Histoire.


    Très impliqué dans la vie culturelle locale, Luc Marissal travaille avec l'association des Amis du Château de Ham, pour laquelle il a écrit et mis en scène de nombreuses pièces de théâtre. Il a déjà publié « Le journal de Jeanne, Terre brûlée », le quotidien d’une adolescente, dans un petit village sous l’occupation allemande pendant la Grande Guerre. Avec l’Office Culturel Municipal de Brouchy, c’est un acteur de la diffusion culturelle en milieu rural, en mettant en place chaque année, une programmation riche et variée (festivals de contes, concerts, expositions, théâtre, etc.).

     
    15 x 21 cm - 112 pages - Prix spécial réduit de souscription : 11 €  (livraison comprise)

     jusqu’au 25 juin (au lieu de 13 € à la parution). 

    Souscription à envoyer avec votre règlement à :

    - par courrier : Editions la Vague verte - Le Tuilot - 61400 Mortagne-au-Perche

    - en ligne avec Paypal :

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     Extrait :

    Le tas d'brun
    (fin des années 50)


    Personne dans la maisonnée ne démarrait sa journée de labeur sans le signal du père. Un vrai rituel. Il ouvrait la porte de la cuisine qui donnait directement sur le passage pavé, regardait
    le ciel et affirmait : « foutu temps d’brun ! ». Et ce, quel que soit le temps, car il était picard de souche. Alors, on se mettait en route pour la journée, chacun savait ce qu’il avait à faire.
    Cela faisait peu de temps que la famille O. était arrivée. Ce matin-là, le père avait une idée précise en tête. Elle avait germé sous sa casquette, il l’avait ruminée des jours durant, tordue
    dans tous les sens, soupesée… Il avait tourné autour du tas de fumier, donné des petits coups de godillots dedans, farfouillé avec sa fourche, puis il dit :
    — Foutu tas d’brun !
    Surpris par tant d’effusion, le fils s’arrêta non loin. Sous la casquette, ses yeux s’arrondirent comme des soucoupes, son seau pendouillait au bout du bras. Sa bouche s’arrondit et il parla :
    — Hein ? Tu dis quoi ?
    Le père releva lourdement la tête, plissa les yeux sous l’effort
    et expliqua :
    — Ba ! L’est dans ch’mitan del plache, lô.
    — Ah oais…
    — Faut qu’on l’bouge…
    — Ah oais ?
    — Tu vois bien, non ?
    — Ben oais… Baaa, pourquoa aussi ?
    — Passequ’ y nous maque des routes du gardin…
    — Ahhhh… tu crô ?
    — Mais oais … ch’ tas d’brun lô y nous empêche eud’ faire
    des routes en pluche, y nous maque del plache quôa, ch’t’un
    vrai maqueux d’brun, lô.
    Epuisés par l’effort, le père et le fils, restèrent là un moment,
    les bras le long du corps, à regarder le tas de fumier qui
    fumait tranquillement. Par la fenêtre de la cuisine, la mère
    voyait bien que quelque chose n’allait pas comme d’habitude.
    Elle ouvrit le carreau et cria :
    — Quoi qu’y a donc ? Hein ?
    — Ba euh… répondirent en choeur les hommes.
    Elle sortit la tête par la fenêtre, inquiète.
    — Alors, c’est quoi qu’y a ? Hein ?
    — Ben, on va bouger l’tas d’brun, passe qu’y gène pour l’gardin,
    peux pas loucher lô, y print tout l’ plache.
    — Ah…

    (...)

     

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