
Place de l'Eglise
Extrait :
Abraham Duquesne, son fils, né à Dieppe en 1610, était déjà un marin distingué, un explorateur de commerce habile, lorsqu’en 1638, il fut nommé capitaine de vaisseau dans la marine royale, alors à un haut point de développement. C’est de cette époque que date sa renommée qui ne devait que grandir. En 1650, il arma plusieurs vaisseaux de guerre à ses frais, et ferma l’entrée de la Gironde à une escadre espagnole, venue pour soutenir l’insurrection des Bordelais. En se rendant à cette destination , il eut l’occasion de livrer combat à une escadre anglaise qu’il mit en fuite.

La moisson
Ce double succès lui valut le grade de chef d’escadre et la possession de l’île et du château d’Indret près de Nantes, dont Anne d’Autriche lui fit don. On sait comment Duquesne se couvrit de gloire dans la guerre contre la Hollande où il vainquit le fameux Ruyter. Louis XIV, en récompense, lui donna la terre de Bouchet, qu’il érigea en marquisat en sa faveur. Le dernier acte de la glorieuse carrière de Duquesne fut le bombardement de Gênes en 1684. Il mourut à Paris, dans sa famille, le 2 février 1688 (2). La ville de Dieppe montre avec orgueil sa statue.

Grande Rue
Blangy peut justement aussi revendiquer une partie de ce glorieux souvenir. Une maison, construite selon toute apparence à la place de celle où est né le père de l’Amiral, se remarque dans la rue Saint-Denis, au coin de la rue du Bamant, où était le patrimoine de cette famille. Un vieillard solitaire, dernier descendant de la branche catholique, l’habite encore (1860) ; il porte le même nom. On verrait avec plaisir figurer sur cette maison les noms associés de l’Amiral et de son père, qui, du modeste établi du tailleur, sut s’élever à un rang distingué, et, par l’exemple du patriotisme et de la bravoure militaire, procura à la France l’un de ses héros les plus populaires.

Le marché aux bestiaux