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La « cabernette » du berger.

C’était la « maison » du berger durant quelques sept mois de l’année, bien peu confortable dans les temps les plus anciens, la cabane gagna en confort et en espace. Outre le lit, elle comportait ensuite une table, un coffre à linge et parfois même un petit poêle. De la fenêtre de sa cabane, le berger pouvait surveiller son troupeau ; son chien jouissait d’une niche arrimé à la cabane. 
Elle était menée sur ses deux roues de fer au pacage par un cheval et laissée là, près de l’enclos volant où le berger rassemblait son troupeau. Il attachait ses chiens aux roues ou aux chevilles fichées sur les montants de la porte. 
Des planches qui chevauchaient les unes sur les autres, formaient les parois et le toit. Des volets à glissière étaient disposés aux petites fenêtres. La porte, à l’arrière, était précédée d’un marche pied. 
Pas de meubles, bien sûr, mais un escarbeau et un coffre grossier dont le couvercle faisait office de siège et de couchette. Au mur, sur quelques planchettes, le berger déposait les fioles d’onguent pour les moutons et les chiens et le pot de nicotine pour combattre la gale. Des têtes de bois ou des clous tenaient lieu de porte-manteau. 
La grande culture avec ses engrais, ses assolements, ses prairies artificielles a condamné les troupeaux de moutons, les bergers et les « cabernettes ». 

Le Folklore de Picardie. 

Extrait de la Revue En Somme n° 35


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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