• Le froid, un aspect peu connu de Saint Valery en février. Par une température de moins 20°, le port a été complètement gelé et il faut remonter à plus de 70 ans pour jouir d’un tel spectacle.
    Un bateau pris dans les glaces.
    Le froid intense a eu pour effet de transformer la baie en mer de glace.
    Un aspect féérique lors de l’arrivée du flot qui charriait de véritables icebergs.
    Le chenal, complètement obstrué est impraticable.
    Les bouées sont figées sur place.
    Et la plage revêt un aspect polaire qui change à chaque marée.
    Peu à peu, la mer retire tout ce qu’elle avait amené.
    La digue nord ressemble à un champ de bataille.
    Comparez la hauteur de ce bloc de glace à celle d’un homme.
     
    Notes de Henri Grognet, filmeur.

     

    Le port de St Valery-sur-Somme est pris dans la glace.
    Les marins tentent de dégager les barques de la glace.
    Des plaques de glace recouvrent l'eau, vues sur ces plaques, la neige.
    Des enfants habillés chaudement sont venus voir le port pris dans la glace.

     


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  •  Il y eut autrefois un homme méchant et maudit du ciel. Et cet homme était fort et il haïssait le travail, de sorte qu’il se dit : comment ferai-je ? si je ne travaille pas je mourrai et le travail m’est insupportable. Il s’en alla de nuit et saisit quelques-uns de ses frères pendant qu’ils dormaient et les chargea de chaînes car, disait-il, je les forcerai, avec les verges et le fouet, à travailler pour moi et je mangerai le fruit de leur travail. Il fit ce qu’il avait pensé, et d’autres, voyant cela en firent autant. Et il n’y eut plus de frères : il y eut des maîtres et des esclaves.

    Félicité Robert de LAMENNAIS, 1782-1854. Prêtre, écrivain, philosophe, homme politique français.

     

    La "grande" histoireLA BELLE ÉPOQUE DES OUVRIERS PICARDS
      
    Pierre Desbureaux

    14 x 21 cm - 148 pages

    Pour en savoir plus sur ce livre...

     

     

     

    Avant-propos du livre "La Belle Epoque des ouvriers picards" :

    C’était une belle époque. La France était une riche et grande nation et son empire s’étendait sur toutes les parties du monde. C’était une époque heureuse : les paillettes et les lumières de Paris, la Tour Eiffel, le Moulin Rouge et les opérettes attiraient les foules. On visitait les expositions coloniales et on assistait en familles aux défilés militaires. Beaucoup avaient encore dans la bouche l’amertume de la défaite, mais on était optimiste, le jour de la revanche  viendrait, et dans les cours d’écoles les petits garçons manœuvraient avec des fusils en bois.
    C’était une belle époque. Un peu frivole cependant. L’idéal du siècle des lumières, l’idée du bonheur dans la vertu, s’était depuis longtemps évanoui et « le règne de la pièce de cent sous tapie dans toutes les consciences » était bien établi : on faisait des affaires et on se divertissait. Les bourgeois bien portants, haïs de Balzac, méprisés par Flaubert, vivaient confortablement et cela leur suffisait bien. Quant à la misère du monde, elle se cachait dans les faubourgs, dans les mansardes des villes, dans les chaumières des villages et dans de lointaines contrées où les hommes n’étaient peut-être pas tout à fait des hommes.
    Un monde cependant avait grandi en marge, mais il  n’était pas invité au banquet.
    C’était un monde nouveau, fait d’anciens compagnons, d’ouvriers agricoles sans travail, de paysans et d’artisans ruinés ; un monde qui n’eut d’abord d’unité que celle de la pauvreté. On y travaillait beaucoup , on y gagnait peu, et on économisait sou à sou dans la hantise du chômage, de la maladie et de la vieillesse. On semblait résigné à tout supporter, même l’insupportable, mais des flambées de colère jaillissaient parfois, jetant dans cette nuit des lueurs prémonitoires. C’était l’époque où Zola écrivait l’épopée des foules ouvrières.                 
    Ces foules cependant s’organisaient. La discipline presque militaire qui régnait à l’usine après avoir régné à l’école, la construction des cités ouvrières, l’uniformisation des conditions de vie et de travail, la perception du partage d’un même sort malheureux, avaient contribué à créer un sentiment d’unité et d’appartenance à une même classe sociale. En même temps, les grandes défaites ouvrières de 1848 et de 1871 avaient fait naître l’idée qu’au-delà de la solidarité et des rêves de fraternité, une solide organisation était nécessaire. Mais en 1880 si le droit de grève était acquis, le droit syndical ne l’était pas encore : il ne le fut qu’en
    mars 1884.

    Aussi, sans oublier les désillusions, malgré les querelles de chapelles, les sectarismes et les rivalités, les ouvriers appelaient de leurs vœux le grand parti des travailleurs, briseur de chaînes et levain des libertés. Mais le monde ouvrier, fort divers dans ses origines, traversé d’idéologies différentes et contradictoires, exposé  à la déflagration du progrès technique de la fin du XIXe siècle, parvenait mal à construire son unité. C’est essentiellement à travers des luttes sociales que cette unité se bâtissait, luttes souvent âpres, parfois violentes, où alternaient l’amertume des défaites et l’exaltation des victoires.

     


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    Un livre où l'on retrouve de nombreux textes de Pierre Garnier concernant la Picardie...

     

    PICARDIE par Pierre Garnier

     PICARDIE


     
    Pierre Garnier

     
    Format 20 x 29.5 cm - 200 pages

      Pour en savoir plus sur ce livre...

     

     

     

     

     

     Je suis né parmi ces lignes, cette géométrie ni plane ni dans l’espace, ces longues courbes qui sont caractéristiques des paysages de Picardie ; dans le Santerre on découvre de partout la rotondité de la terre – loin, vers l’ouest, ce cercle qui s’élève de l’océan – comme une fin sans fin, courbe et rotation, si bien que peu à peu se fait en nous une image de la mort qui n’a plus rien à faire avec les squelettes des Danses macabres, ni avec la résurrection déchirante, blanche et lumineuse du Musée de Colmar, mais avec une simple ligne – l’ultima linea mea – qui recule sans fin ou avance sans fin et nous dit que la mort est cette ligne parfaite, quand je dis parfaite, je veux dire parfaitement calme et reposante – et le mort lui-même cette pure géométrie.

     

     

     


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    Ephémérides picardes : 9-11 décembre 1851

     

     


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