• Les "petites histoires" insolites de la Picardie maritime

     

     Malgré leur insignifiance apparente, ces petites histoires insolites peuvent témoigner d’une époque, des caractères d’une contrée et de son peuple, de l’identité de ladite région... Elles méritent donc d’être soulignées, notamment si elles aident à comprendre certaines situations présentes.

     
    Picardie maritime
    PICARDIE MARITIME INSOLITE 

     
    Gérard Devismes

      14.5 x 20.5 cm - 254  pages Photos et dessins N/B 
     
     
     
    Extrait de "Picardie maritime insolite" :
     
    Un distingué botaniste sous Louis XIV au village de Vaudricourt (Vimeu)
    Pierre Blondin, né en 1682 à Vaudricourt, était l’ami du célèbre Tournefort qui lui demandait de le remplacer, lorsqu’il était malade, pour expliquer la botanique au jardin des Plantes à Paris.
    C’est dire la compétence en ce domaine de notre personnage d’origine picarde.
    Dans la seule Picardie, il découvrit cent vingt plantes qui n’existaient même pas dans le jardin du roi et plusieurs espèces qu’on croyaient particulières à l’Amérique. Il n’a laissé qu’un seul écrit complétant les recherches de Tournefort, des herbiers fort exacts, des collections de graines et des mémoires curieux qui n’ont pas été mis à jour. Il venait d’être reçu comme membre de l’Académie des Sciences depuis un an, lorsqu’il mourut le 15 avril 1713, à l’âge de trente et un ans.
    S’il avait bénéficié de plus de longévité, on pense qu’il aurait égalé la science de Tournefort (1656-1708), spécialiste de la classification du règne végétal et précurseur de Linné, le véritable inventeur de la classification en botanique qui fait encore autorité aujourd’hui. La commune de Vaudricourt lui a été reconnaissante, puisqu’elle a baptisé l’une de ses rues Impasse Pierre Blondin.
     
     

    Les "petites histoires" insolites de la Picardie maritime

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     
     
    Picardie maritime
     HISTOIRES INSOLITES 
     DE PICARDIE MARITIME 
     
      Gérard Devismes 
      
      14.5 x 20.5 cm - 282 pages 
     
     
     
     
     
    Extrait de "Histoires insolites de Picardie maritime" :
     
    "Farces et attrapes du passé en Picardie maritime"
    Dans son ouvrage Histoire d’Abbeville et du comté de Ponthieu, l’écrivain abbevillois Louandre décrit notamment les moeurs et usages du XIIe au XVIe siècle. Il y écrit, entre autres : « Nos aïeux, dans leurs mille petits centres de libertés communales, au milieu de guerres continuelles, se formaient vite aux lutte de la vie politiques, aux fatigues, à toutes les misères durement supportées. Mais ces hommes à la rude existence, aux préoccupations tristes et graves, gardaient en vrais enfants une curiosité naïve, un besoin de jouir, de s’amuser et de voir qui persistait à travers toutes les souffrances. » Puis il énonce toutes les distractions possibles de cette époque, qui ont persisté après le Moyen âge en évoluant ou en inventant d’autres.
    C’est ainsi que les farces étaient couramment pratiquées entre le XIIe et le XVIe siècle dans le Ponthieu. Il existait des sociétés burlesques à l’esprit ironique et cynique qui avaient pour noms Conards, Badins, Turlupins, Bandes joyeuses de l’abbé Maugouverne. A Montreuil il y avait les Enfants de la Lune, à Abbeville Le Prince des Sots. De ce dernier, Duvesel, parle en ces termes : « Les fonctions de ce prince consistaient à jouer tout le monde, mais surtout les maris trompés. Il parcourait les rues de la ville, la tête affublée d’un capuchon orné d’oreilles d’âne, et tenant une marotte à la main. Ses suppôts l’accompagnaient montés sur des mannequins d’osier en guise de chevaux, dont ils tenaient la queue au lieu de la bride. »
    A Abbeville, l’Evêque des Innocents était élu soit par les enfants de choeur de l’église collégiale Saint-Vulfran, soit par les chanoines eux-mêmes. Dans le Ponthieu comme ailleurs, cet évêque imitait les évêques véritables qui jouissaient du droit de battre monnaie, et qui en faisaient des distributions lors de leur première entrée dans l’église. En curant la Somme, on a trouvé à Abbeville une médaille représentant cet évêque des Innocents, coiffé d’un capuchon, juché sur un âne. Dans les siècles suivants, on n’a pas été en reste dans toute la Picardie, plus particulièrement en Picardie maritime, comme l’a si bien raconté Maurice Crampon dans Croyances et coutumes
    de Picardie paru en 1964 au Centre régional de documentation pédagogique d’Amiens...

     
     
    « Hiver 1954, banquise sur la Baie de Somme.Le bestiaire de Jean-Claude Michaux »

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