• L'arrondissement de Péronne sous l'occupation (14-18)

     

    "Péronne et son arrondissement sous l'occupation 1914-1918."

    Suivant l’ordre chronologique, ce « journal de l’occupation » est la réunion des nombreuses notes de l’époque auxquelles l’auteur a ajouté ses propres souvenirs et les récits des témoins directs ayant vécu cette période tourmentée. Il a été rédigé avec le soucis constant de ne pas s’écarter de la Vérité historique et celui de refléter les sentiments que l’on éprouvait alors.

    Ecrit (sous le pseudonyme de FASOL) par Henri Douchet (1866-1942), écrivain et musicien très attaché à sa ville.

    Ouvrage réédité en 3 tomes aux Editions la Vague verte :
    - Péronne sous l’occupation
    - L’arrondissement de Péronne sous l’occupation, tome I et tome II.

    L'arrondissement de Péronne sous l'occupation (14-18)

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un extrait de « L’arrondissement de Péronne sous l’occupation » (tome I) :

    Cachés dans un puits.
    Craignant, avec quelque raison, d’être emmenés ou molestés par l’Ennemi cinq jeunes gens ont pris la résolution de ne pas se montrer tant que les Allemands occuperont le pays. Ils ont fait choix d’une cachette excellente : c’est une sorte de cave qui a son entrée dans la paroi d’un puits et qui a déjà servi en 1870 pour receler des objets de contrebande.
    Donc, dès que l’ennemi est signalé, Alphonse Gruet, Gontrand Parain, Jules Pouillaude, Arthur Pochon et Henri Vermond, munis de quelques couvertures et d’un peu de vivres descendent dans cet abri.
    Il est convenu que chaque jour on leur fera parvenir ce dont ils peuvent avoir besoin. Tout va bien les premiers jours et les jeunes gens évitent d’être ramassés le 27 Septembre 1914 et d’être envoyés en captivité.
    Mais les jours passent et le village est occupé à demeure. D’un autre côté les soldats sont continuellement employés à tirer de l’eau pour eux et leurs chevaux et il devient difficile aux familles de ravitailler leurs enfants. Ceux-ci commencent à souffrir de froid et de privations dans leur muche incommode.
    Aussi au bout de dix jours advienne que pourra ! ils décident de se faire re-monter.
    Il y a à ce moment, à la Commandanture un officier à peu près abordable. Mme Vermond en profite pour lui raconter ce qui s’est passé et lui affirme que c’est simplement par peur du bombardement que ces jeunes gens se sont cachés, mais qu’ils n’avaient pas de mauvais desseins... et tout ce qu’une mère peut trouver pour attendrir un Allemand et sauver son fils.
    L’officier trouve tout de suite dans cet incident un sérieux motif de récla-mer une seconde indemnité de guerre.
    On emmène les cinq jeunes gens à Péronne et de là en Allemagne.

     

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