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    Romans / Récits

    BROUCHY, paroles et sons de cloche 


    Luc Marissal

    15 x 21 cm - 112 pages -
     

     

    Cliquer sur la photo pour lire l'article paru dans L'Aisne Nouvelle :

     

     

     

     

     

     

     

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    "Brouchy, paroles et sons de cloche" en souscription...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • A paraître vers le 25 mars 2019 :

    RUE, son histoire

    par Florentin Lefils

    A paraître : Rue, son histoire

    Illustrations de couverture : - L’Hôpital de Rue ; - Vue des fortifications de Rue ; - La Chapelle du Saint-Esprit de Rue (Abbeville, Archives et Bibliothèque patrimoniale, col. Macqueron).


    Ce livre est un panorama complet de l’histoire civile, politique et religieuse de la ville de Rue et du pays du Marquenterre des origines jusqu’en 1860.
    On y retrouve les événements auxquels la ville fut confrontée jadis de par sa position et son importance, ainsi que les nombreux faits locaux passionnants et instructifs
    de cette cité au riche passé.
     
     Format 15 x 21 cm - 212 pages avec cartes postales anciennes, photos et dessins, cartes, plans.

     
    Prix spécial réduit de souscription : 17 € (port compris) jusqu’au 28.03.19 (au lieu de 21 € à parution)

    Pour souscrire par courrier : envoyer votre chèque avec votre commande sur papier libre.

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    Ephémérides picardes : 15 mars 1847

     

     


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    Charles-Hubert Millevoye (1782-1833), un précurseur du romantisme

    Un précurseur du romantisme : poète abbevillois

     Charles-Hubert Millevoye est né le 24 décembre 1782 (sous Louis XVI) au 6 de la rue Saint-Vulfran, fils unique de Charles-Antoine, commerçant dans le lin, et de Marie-Anne Hubert. C’est un enfant de santé fragile, aux membres délicats, à la physionomie mobile, très craintif, supportant mal les jeux bruyants... Mais il se révèle très tôt intelligent, fin observateur et d’une imagination vive. Dès l’âge de 8ans, son élégance de langage, l’originalité de ses idées et la grâce de ses compositions françaises attirent l’attention de ses maîtres. En particulier d’un professeur de collège, le citoyen Collenot, qui pressent son avenir, s’applique à développer ses facultés et lui donne l’amour des lettres avec ses avantages, ses devoirs et ses inconvénients. Son père décède, alors qu’il n’a que 13 ans. C’est en 1797 qu’est créée la Société d’Emulation historique et littéraire et que Collenot qui en est membre y présente deux fables de son élève talentueux, fables qui semblent inspirées de La Fontaine :
    Le poème le plus connu de tous, c’est La chute des feuilles, composée le 23 octobre 1809 en forêt de Crécy. Elle fut couronnée le 3 mai 1811 par le jury du Concours de l’académie des jeux floraux de Toulouse.

    La voici in extenso :

    De la dépouille de nos bois
    L’automne avait jonché la terre :
    Le bocage était sans mystère,
    Le rossignol était sans voix.
    Triste et mourant à son aurore,
    Un jeune malade à pas lents,
    Parcourait une fois encore
    Le bois cher à ses premiers ans :
    « Bois que j’aime ! adieu... je succombe.
    Ton deuil m’avertit de mon sort
    Et dans chaque feuille qui tombe
    Je vois un présage de mort.
    Fatal oracle d’Epidaure,
    Tu m’as dit : « Les feuilles des bois
    « A tes yeux jauniront encore ;
    Mais c’est pour la dernière fois.
    L’éternel cyprès se balance ;
    Déjà sur ta tête en silence
    Il incline ses longs rameaux :
    Ta jeunesse sera flétrie
    Avant l’herbe de la prairie,
    Avant le pampre des coteaux. »
     

     

     


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  • L'Etat est infesté de meurtrier, de vagabonds, de blasphémateurs, d'usuriers et d'ivrognes. Qu'on les punisse selon leurs démérites ! Des gens d'origine fort obscure usurpent des titres de noblesse pour se soustraire à l'impôt qui retombe toujours sur le pauvre peuple. Les gentilshommes exploitent leurs vassaux de toute manière ; ils les menacent, les battent, les appellent vilains, les dépouillent de leurs biens : de tels abus se peuvent-ils tolérer ? Ce pauvre peuple qui travaille le long du jour comme le cheval à la charrue, et, qui n'a bien souvent du pain à manger, n'est pas seulement maltraité par les nobles ; il souffre encore des ravages des gens de guerre : il est mangé, battu, chassé de sa maison ; le pays se dépeuple, les métairies sont en friche.
    Dans les villes, c'est la même misère. Abbeville est endettée, car elle paie chaque année la solde de cinq mille hommes de pied, et depuis 1513 elle a payé pour tous les sièges, pour l'approvisionnement de toutes les places fortes de la frontière. Tous les villages de l'Election, voisins de l'Artois, ont été depuis la même époque brûlés quatre à cinq fois. Qu'il plaise donc au roi de prendre en pitié les misères du Ponthieu ! Qu'il fasse revivre ses franchises et ses libertés qui ont fait autrefois la force et la richesse du pays. »
    Les délégués de Rue priaient aussi le roi « de leur rendre leurs franchises et libertés anciennes, de pouvoir user de sel blanc, lequel s'est de tout les temps fait dans les salines de ladite ville par les manœuvres des poures gens, de quoi ils vivoient, n'ayant jamais eu grenier à sel en Ponthieu, si ce n'est depuis vingt ans que aulcuns particuliers mus d'avarice ont mis leur sel en dépôt dans la ville d'Abbeville et obtenu lettres de prix et vendu leur sel à la grande foule, et oppression de pauvres sujets les ayant contraints d'user du sel gros gabellé. »
    On était loin encore de la révolution de 1789, qui devait balayer tous les privilèges iniques, et cependant ces plaintes contre les abus des pouvoirs en étaient déjà les indices précurseurs.

     

    Extrait du chapitre "Les guerres civiles" dans "Rue, son histoire", Florentin Lefils à paraître au printemps 2019.

     

     


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