• En ce temps-là, le fils avait accepté du père son intempérence de démiurge. Le père aimait le fils qui commençait à écrire comme “ un Dumas ”. Le fils tapait le père de l’argent que buvait à grands crus son  existence dissolue. A vingt ans, la vie était trop belle. Elle manquait de passion. Eugène Déjazet, le fils gâté d’une théâtreuse, lui présenta un soir au théâtre une étrange jeune femme pâle, une danseuse très brune cernée d’hommes mûrs qui lui avaient offert des rivières de diamants. Elle s’appelait Alphonsine Plessis. On l’appelait Marie Duplessis. Elle avait vingt ans et jouissait déjà d’une grande expérience de courtisane. Elle aimait les camélias blancs et toussait beaucoup car la tuberculose la rongeait. Alexandre-fils tomba amoureux de Marie Duplessis. Mais il dut partager cette héroïne romantique de la vie parisienne avec ses richissimes amants qui l’entretenaient fastueusement. Elle le trompait tous les jours, mentant effrontément aux uns comme aux autres. Deux mois après le premier baiser, la passion Alexandre-fils tournait au cauchemar. L’amant de cœur de Marie rompait le 30 août 1845 en adressant à sa maîtresse une lettre très amère. Mais le souvenir de cet amour impossible, allait décider de la carrière littéraire d’Alexandre Dumas-fils.
     

    Dumas père ou Dumas fils ?

    Dumas fils devant une table avec un médaillon sur le mur représentant son père. Dessin de Guth, Collection Hournon.


    Dumas père passa sa jeunesse dans l’Aisne...
    1802 - Naissance le 2 juillet à Villers-Cotterêts (Aisne) d'Alexandre Dumas-père.  
    1812 - Au collège de l'abbé Grégoire, Alexandre apprend un peu de latin et de littérature et il découvre les secrets de la grande forêt de Retz.
    1815 - Le petit Dumas braconne en forêt de Retz.
    1816 - Alexandre remplit les fonctions de clerc de notaire à Villers-Cotterêts chez maître Menesson.
    1822 - Alexandre est employé à Crépy-en-Valois chez maître Lefèvre.
    1824 - Naissance à Paris le 27 juillet au 1 rue des Italiens  d'Alexandre-fils. Sa mère Catherine Labay est lingère.  
     

    Un livre pour connaître la vie des deux Dumas...

     


    votre commentaire
  • Les cartes postales du jour...    Les cartes postales du jour...

    Le Havre, le boulevard de Strasbourg.                                                      Le Havre, l'Hôtel de Ville et le jardin public.

    Les cartes postales du jour...

    Le Havre, le Théâtre.

     

     


    votre commentaire
  • « Jules César » sort rarement de la cuisinière où il campe, retranché, dans le tiroir du bas. Il passe à l’attaque dans les cas ultimes lorsque la voix, les yeux, la main de Maman ne suffisent plus. C’est le garde-fou de l’autorité maternelle. Impérial, il rétablit l’ordre, étouffe les révoltes, balaie les insoumissions. C’est le bras séculier de la justice maternelle. Il y a cinq ans, Maman le recruta, par hasard, au fond d’un grenier en déménagement.
    Elle n’en abuse guère, parvenant fort bien, par ses propres moyens, à se faire craindre et obéir de ses troupes en herbe.
    Entre deux interventions, « Jules César » tient ses quartiers dans la cuisinière, côtoyant le tisonnier et la pelle à cendres, au chaud. En action, c’est la foudre jupitérienne cinglante, cuisante. Sa mission accomplie, il regagne son casernement, son tiroir. Inerte, il est ridicule, marionnette en lanières. En main, il est redouté, dictateur. Les enfants le haïssent, Marmouset le premier, mais aucun n’a encore eu le front de l’immoler dans le feu de la cuisinière. Ils subissent ses offensives avec fatalisme d’autant qu’il ne s’en prend, en général, qu’aux jambes.
    D’intervention en intervention, un œil averti aurait constaté un certain dépérissement de « Jules César » : Il semble bien que sa crinière se dégarnisse au fil du temps. L’âge sans doute ! Les lanières de cuir ne sont plus légion et ont perdu leur panache. En colère elles ne parviennent plus à se dresser, touffe. Maman, étrangement, fait avec, comme si...
    Une main secrète est à l’origine de la calvitie grandissante de « Jules César ». Une main amie qui soulage la misère du monde. Une main inconnue qui ne dira jamais son nom. La main de Brutus ! La main vengeresse !

     

    Un recueil de nouvelles où l'enfance est aventure...

     


    votre commentaire
  • Né à Bazentin (près d’Albert), le 1er août 1744, Jean-Baptiste, Pierre, Antoine de Monet de Lamarck est le onzième et dernier enfant d’une noble et ancienne famille originaire de la Bigorre.  
    Son père, Philippe, Jacques de Monet chevalier de Lamarck, lieutenant au régiment de Conty-Infanterie, le destine aux ordres, aussi entre-t-il comme élève chez les Jésuites d’Amiens (les petits séminaristes étaient alors nommés “capettes” en raison de la cape courte qu’ils portaient.

    Jean-Baptiste Lamarck ou le mariage de la Nature et de la Science
    N’ayant pas la vocation religieuse, le jeune Lamarck quitte le collège en 1761, deux ans après la mort de son père, et malgré la vive déception de sa mère, il rejoint, avec une lettre de recommandation d’une amie de la famille et en compagnie du petit dindonnier de la ferme familiale le campement du Colonel de Lastic, alors en campagne en Allemagne. Promu  lieutenant dès le lendemain de son arrivée pour avoir courageusement tenu une
    position contre l’armée du prince de Brunswick, Jean-Baptiste démontre ainsi sa farouche volonté.
    Profitant de la liberté qu’offre la vie de garnison, il herborise et se passionne pour la musique, mais il doit quitter l’armée en 1768, après avoir contracté suite à un accident un abcès au-dessous de l’oreille que seul le célèbre Tenon, habile chirurgien de Paris, réussit à guérir.
    Il passe l’année 1769 comme comptable chez un banquier parisien, puis entreprend des études médicales. Poursuivant ses herborisations au Jardin des Plantes, il y rencontre alors Jean-Jacques Rousseau et devient l’élève de Bernard de Jussieu.
    C’est sous la protection de Buffon et après avoir écrit en seulement six mois un volumineux et passionnant ouvrage intitulé “Flore Française ” qu’il entre à l’académie des Sciences en 1779. Apprécié par le roi, il obtient rapidement plusieurs promotions. Il publie dès lors de nombreux ouvrages où il relate ses travaux, notamment sur la botanique, la météorologie et la zoologie.
    Ayant pressenti la Révolution, et membre de la franc-maçonnerie, il n’est guère inquiété mais devient cependant J.-B. Lamarck. Il participe activement à la création du Muséum d’Histoire Naturelle ouvert le 14 juin 1793. Aveugle durant les dix dernières années de sa vie, il dicte à sa fille Cornélie le septième et dernier volume de son “ Histoire naturelle des animaux sans vertèbres”. Il meurt néanmoins dans la misère le 18 décembre 1829, à 85 ans et est inhumé au cimetière Montparnasse dans une concession provisoire, puis dans la fosse commune.
    Reconnu aujourd’hui comme le précurseur de la  biologie, une centaine d’ouvrages lui sont consacrés à travers le monde.
     
    « Pour la Nature, le temps n’est rien, et n’est jamais une difficulté ; elle l’a toujours à sa disposition, et c’est pour elle un moyen sans bornes, avec lequel elle fait les plus grandes choses comme les moindres. »
    C’est après de telles réflexions que Lamarck se trouva en présence de sa grande théorie sur le “transformisme”. Plus spirituel et finaliste que Darwin, c’est tout naturellement qu’il publia donc en 1809 son œuvre maîtresse intitulée “Philosophie zoologique”.

     


    votre commentaire
  • C'est en 1935 à Doullens que Charles Dessaint créa Fleurimond long-minton, personnage aujourd'hui célèbre dans le département de la Somme.

    A travers on héros auquel il s'identifiait volontiers, l'auteur de nombreux contes en patois picard, alors rédacteur du Petit Doullennais, allait pouvoir donner libre cours à son humour narquois afin de décrire avec bonheur le bons sens et la malice des paysans picards.

    Lire la suite...


    1 commentaire