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    A paraître vers le 25 septembre...
     
     
    PICQUIGNY  ET  SES  ALENTOURS
     

    Histoire  et  archéologie


    par Alcius Ledieu et Alfred Ansart     - Préfacé par Pierre Garnier

     

    Picquigny et ses alentours

    Picquigny et son château en 1611, dessin de Joachim du Viert.
     
     

    « Alcius Ledieu nous propose ici un texte scientifiquement irréprochable écrit avec élégance. Il sait faire parler l’histoire, on ne sort pas de son récit historique poéti-quement indemne, et c’est le meilleur compliment.
    Quant à Alfred Ansart, il décrit clairement Picquigny et son château, il cite les faits historiques d’un ton léger, à tel point qu’on accepte avec joie de le suivre dans les tours et les détours de sa promenade et qu’on sort des drames avec ce sentiment clair et net que donne l’histoire. Ces deux textes sont remarquables et emplissent leur sujet ! »        Extrait de la préface de Pierre Garnier.

    Ce livre traite également de l’histoire des villages de Belloy-sur-Somme, Cavillon, Fourdrinoy, La Chaussée-Tirancourt, Le Mesge, et Soues.

    Format 15 x 21 cm - 160 pages environ - Couverture couleur - 70 cartes postales anciennes, photos et dessins.

    Prix spécial réduit de souscription : 14 €  (livraison comprise)

    jusqu’au 15 septembre 2013  (au lieu de 19 € à la parution).

    Règlement par chèque à l'ordre des Editions la Vague verte - 80430 Inval-Boiron.

     

     


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    Un animal peu considéré vers 1850 :
    Les bancs de Somme sont hantés par des phoques, surtout au printemps et en été ; on en voit très rarement en hiver, ce qui nous porterait à croire qu’ils ne paraissent qu’à des époques déterminées. Ces carnivores amphibies vivent en troupes ; nous en avons compté vingt-huit dans la même bande. Depuis quelques années, leur nombre parait diminuer sensiblement. L’espèce désignée sous le nom de calocéphale veau marin, caractérisée par l’existence de six incisives en haut et quatre en bas, et remarquable par le volume du cerveau et le développement de l’intelligence, est la plus commune. Un chasseur habile et intrépide, M. Labitte, d’Abbeville, a fait une très intéressante monographie des phoques. Tous les ans on en prend sur les bancs quelques individus au moment où l’on tend des parcs pour les mulets. Ils vivent difficilement à l’état de captivité. Nous en avons envoyé trois au Muséum ; ils sont morts au bout de peu de jours. D’autres ont été conservés pendant plusieurs mois ; il en est un qui a vécu près de deux ans. Un brusque changement de vie leur est funeste ; il faudrait les y habituer peu à peu, et autant que possible leur donner du poisson de mer frais pour nourriture.
      
    Extrait d’une étude sur Cayeux-sur-Mer, par A. Blaize, 1867.

     

    Quand les phoques étaient décimés en Baie de Somme

    De tristes récits de chasses :
    ... Depuis dix ans (1848-1858) que je chasse les phoques, j’en vois chaque année diminuer rapidement le nombre...
    ... Allions-nous, comme dans les beaux jours, tomber sur un troupeau endormi et en massacrer impitoyablement les trois quarts ?...
    ... La campagne s’annonçait bien ; si je continuais de ce train, j’aurais bientôt dépeuplé la baie...
    ... Dans une campagne, c’est-à-dire durant un mois de chasse, je rapportais neuf bêtes ; et combien encore avais-je perdu d’animaux blessés à mort, ou même tués roides, dont on ne retrouvait que quelques-uns les jours suivants à la côte, et déjà en putréfaction plus ou moins avancée ! Combien d’autres encore, entraînés par le courant, avaient dérivé au large ou s’étaient engravés dans le sable à la place d’un remous !...
    ... Je suis content maintenant quand j’en peux compter une trentaine, les petits de l’année compris...
     
    Porphyre Labitte, Sénateur de la Somme, Chasses exceptionnelles des phoques sur les côtes de la Manche, 1858.

     

     

    Quand les phoques étaient décimés en Baie de Somme

    Photo Pascal Etienne, Le phoque veau-marin, Editions Eveil Nature, 2000.

     

     


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    Le port de Saint-Valery fut prospère au cours de deux grandes périodes : la première débuta avec le règne de Louis XI, elle s’accentua sous Henri IV, puis se prolongea jusqu’à la fin du XVIIe siècle. La seconde époque où Saint-Valery vit son activité maritime augmenter commença peu après que Colbert consentit de grands efforts pour relever la marine, et se termina à la fin du XIXe siècle.

     Le port de Saint-Valery-sur-Somme

      Les grandes dates :

    1066 : après avoir largement remontée dans la Vallée de la Somme alors grande ouverte, la mer, dans un reflux, emporte les six cents voiles de Guillaume-le-Conquérant.
    1197 : Le port de Saint-Valery est fréquenté par des navires anglais qui y amènent des vivres et du froment. Richard 1er met le feu aux vaisseaux, fait pendre les matelots, et distribue les vivres à ses soldats.
    1209 : Par un traité fait à Boubert, Guillaume III, comte de Ponthieu, oblige Thomas de Saint-Valery à entretenir le port de cette ville.
    1295 : Le comte d’Aumale reçoit des vivres par le port de Saint-Valery, malgré le blocus continental de l’Angleterre.
    1340 : Saint-Valery fournit quatre vaisseaux portant 316 hommes au combat de l’Ecluse, dans la rade de Dunes, contre la flotte d’Edouard III. Aucun marin ne rentrera au port.
    de 1479 à 1480 : “La petite Trésorière”, navire de guerre armée de 6 canons mouille en permanence au havre de la Ferté. Son rôle est de s’opposer aux vaisseaux flamands et hollandais.
    1517 : François Ier visite le port dans le but de l’améliorer.
    1581 : De grandes quantités de grains du Vimeu et du Marquenterre sont embarquées pour les pays scandinaves et l’Angleterre.
    1624 : Les navires de blé à destination de la Hollande sont escortés par des vaisseaux de guerre.
    1646 : Les pirates rançonnent les marins de Saint-Valery.
    1773 : De nombreux charpentiers travaillent à Saint-Valery à la construction des bâtiments du roi.
    Vers 1780 : Plus de 300 navires de commerce entrent chaque année dans le port.
    1839 : Un service de bateau à vapeur fonctionne entre la Ferté et Londres.
    1914-1918 : L’armée anglaise ravitaille ses troupes via le port de Saint-Valery.
    L’activité y est alors très intense.
    1969 : Le “Tyrronall” dernier “gros” navire quitte le port.

     Le port de Saint-Valery-sur-Somme

     

    Le port et la ville de Saint-Valery-sur-Somme (en savoir plus...)

     

     


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